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lundi 30 octobre 2017

Le p'tit dèj.



Elle était assise devant lui. Ses cheveux blonds et raides laissaient à peine apparaître son petit nez, ses lèvres pulpeuses, et ses  yeux baissés vers son bol. Ses paupières et ses longs cils à demi clos, témoignaient d’ un regard dans le vague.


Lucas savait que Julie avait du mal à émerger le matin. Il s’était levé bien avant elle pour préparer le petit déjeuner. Le café coulait et la table était dressée, quand il avait entendu ses chaussons traîner sur le carrelage de la cuisine. Il avait eu le droit tout de même, à un tout petit baiser, accompagné d’un timide bonjour. Elle avait dû faire un effort démesuré pour se sortir de son demi-sommeil.

Mais là, elle semblait replonger dedans. Pourtant, il avait changé d’onde au poste de radio, pour lui éviter les infos désagréables et démoralisantes. De jolies mélodies résonnaient, maintenant, dans leur petite cuisine. Il lui avait aussi servi le jus noir. Il lui avait également, baissé la commande du grille- pain. Mais aucune réaction de Julie à l’horizon. Le café noir fumait dans son bol. Sa bonne odeur titillait pourtant ses narines, ainsi que celle du pain dans le gril, devant elle. Sa tête était toujours baissée, ses mains, bien au chaud, entre ses cuisses. Cela faisait sourire Lucas. D’autant plus, qu’elle ne se rendait même pas compte qu’un sein sortait de son peignoir en éponge, mal refermé. Au moins cette belle rondeur, terminée par une jolie aréole rosée, et à son extrémité, un joli téton, un peu plus foncé, se dressait avec arrogance, lui tenait compagnie. Il semblait excuser sa maîtresse par son bonjour bienvenu. Lucas s’en contentait agréablement en attendant que sa propriétaire refasse surface de cette nuit endiablée et chaude. Mais il était habitué à ces dix minutes de flou matinal de sa compagne.

Et puis il y avait aussi, les chansons d’amour du poste de radio, en fond sonore. Lucas tendit une tartine qu’il avait soigneusement beurrée. Julie la prit mécaniquement. Il n’y avait que son bras qui avait bougé. Au moment de l’approcher de sa bouche, la tartine finit sa course dans le bol de café.

Ah, un vœu lui lança Lucas. Toujours aucune réaction. Il « repêcha » le pain grillé, avec dans la tête son propre vœu. Il sourit une nouvelle fois. Il lui tartina une autre rondelle de pain fumante.

Cette fois, elle redressa la tête, rajusta  un peu sa chevelure. Elle prit la tartine, et sourit à Lucas. Elle le remercia chaleureusement avec un « je t’aime ». Ca y est, c’est en bonne voix pensa Lucas. Mais il savait qu’il ne fallait pas aller trop vite.

Il la regardait avec amour, tremper son pain dans le bon café noir odorant. Il décida d’enlever son chausson, et doucement d’approcher son pied nu de la cheville de Julie. Ca y est, il la touche. Elle leva une nouvelle fois, les yeux, lui sourit encore. Le pied de Lucas  remontait avec douceur sur la jambe de Julie. Il continuait sa douce course sur le genou, puis vers l’intérieur des cuisses. Les pans du peignoir blanc s’ouvraient comme par enchantement. Les sourires s’échangeaient. Leurs regards profonds emplis de malice, également. Comme si de rien n’était, Julie buvait une gorgée de café, mais s’immobilisait quand elle sentit le pied de Lucas se poser sur sa douce toison. Elle reposa le bol, puis se pinça les lèvres, quand elle sentit  l’orteil de son homme devenir plus audacieux, à l’entrée de sa fente. Il entreprit un léger massage des lèvres déjà juteuses.

Leurs yeux étaient emplis d’étoile à tous les deux. La chanson « J’ai encore rêvé d’elle » accompagnait le couple dans leur progression.

Julie attrapa le petit pot de miel aux extraits de lavande qui trainait sur la table. Elle le dévissa sans quitter des yeux Lucas, saisit une petite cuillère, et en prit une bonne portion. Elle était bien réveillée, maintenant. Elle se leva, abandonnant le pied de son chéri. Son peignoir était bien ouvert maintenant, la ceinture pendant de chaque côté. Elle se dirigea vers Lucas. Ses bras se posèrent sur ses larges épaules. Ses lèvres collantes de miel, se posèrent sur celles de Lucas. Leur bouche s’ouvrirent, leurs langues s’enroulèrent. Ils s‘échangeaient le nectar sucré. La saveur du miel amplifiait les sensations de leur baiser.

Julie se redressa et fit un peu de place sur la table, avant de s’allonger dessus, entièrement nue. Le peignoir gisait sur le sol. Elle attrapa, un autre pot, qu’elle dévissa avec gourmandise. Elle y plongea ses doigts et se badigeonna les seins de la pâte chocolatée. Elle porta ensuite le reste à sa bouche, et suça avec avidité ses doigts enduits de cacao. Cette image était ô combien excitante pour Lucas. Son vœu était exaucé  et même dépassé, parce qu’il imaginait bien où voulait en venir Julie. Mais la jeune femme ne s’arrêtait pas là. C’était au tour de la confiture à l’abricot (est-ce le nom qui lui en avait donné l’idée ?) d’avoir le succès culinaire. Elle s’en colla dans l’entre jambe. Julie força, si l’on peut dire, car il ne s’est pas fait prier, son homme à l’embrasser sur la bouche. Cette fois le goût du miel était remplacé par celui du chocolat. La saveur du baiser était tout aussi délicieuse.

Inutile de dire toute l’excitation qui en résultait chez nos deux amoureux. Julie qui se trémoussait sur la table, le corps en appel, et Lucas, nu à son tour, qui avait du mal à cacher son état au niveau du bas ventre.

Le « Mange-moi », lancé par Julie avait été superflu puisqu’elle se fit, immédiatement, dévorer, lécher de toute part, par Lucas avec gloutonnerie. La jouissance de la jeune femme avait été hors du commun, quand son amoureux était passé au « dessert de la confiture à l’abricot ».



Mais une fois reprit ses esprits, Julie eut de la suite dans les idées. Elle avait encore « faim ». Elle se saisit du grand pot de pâte de cacao, et de l’autre main, elle guida, à l’intérieur le sexe tout raide de Lucas. La banane flambée en ressortit enduite de la sucrerie collante. Julie avait été gourmande de cette barre chocolatée, avant d’en boire jusqu’à la dernière goutte.

L’heure était maintenant à la vaisselle et à la douche.


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