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mardi 22 mai 2018

La douche tahitienne (images d'ailleurs)




Il y a encore quelques heures, elle était allongée tout au bord du lagon. Le corps, à peine, immergé dans le peu de profondeur. L'eau était chaude, mais donnait, quand même, une sensation de refroidissement.


Les promeneurs, qui erraient sur la plage, devaient avoir une vue imprenable, sur la cambrure de ses reins, et les rondeurs de ses fesses, à peine cachées par un minuscule string. Elle le savait, elle s'en foutait, elle était bien.

Il était temps qu'elle rentre préparer le repas. Elle se levait et enfilait son paréo fleuri. Le tissu lui collait, tout de suite à la peau, accentuant la beauté de ses seins. Leur pointe foncée  semblait vouloir transpercer  le léger vêtement, seulement retenu par un nœud, au dessus de sa poitrine.
D'une allure nonchalante qui caractérise bien les filles de là bas, elle regagnait son faré. Le temps était plus lourd que d'habitude, et des nuages noirs entouraient les montagnes.
Son habitation polynésienne était en vue, quand une grosse goutte, puis deux s'écrasèrent sur sa peau hâlée et  moite par cette chaleur humide. Le ciel était devenu sombre et c'est une pluie battante qui tombait à présent.

Elle passa sous le bougainvillier, et longea la haie d'opuhis roses, et d'oiseaux du paradis et alla se placer sous la gouttière. Elle plaça ses pieds nus sur les galets plats du sol, écarta la chaine de plastique qui servait de descente, et laissa le flot de pluie tropicale se déverser sur elle.
Elle respirait à nouveau, la température était descendue de quelques degrés.

Qu'elle était belle, avec ses longs cheveux noirs collés aux joues, épaules et dos, et avec son corps dévoilé par la transparence du tissu. Un paréo qui ne servait plus à rien et qu'elle enlevait avec délicatesse. Son corps nu recevait toute la fraîcheur tombée du ciel.

Déjà la pluie commençait à s'arrêter. Le ciel redevenait bleu. La chaleur allait remonter. Ses mains attrapèrent ses cheveux pour les torsader, pour en ressortir toute l'humidité. Elle ramassa son paréo, et en enroula son corps, comme elles seules savent le faire. Ses cheveux avaient déjà repris du volume, et tombaient de nouveau sur ses épaules.

Elle cueillit un bel hibiscus rouge, le posa sur son oreille et disparut dans le faré.




2 commentaires:

  1. Ce genre de douche est très agréable. Joli moment avec cette vahiné. Sans doute quelques souvenirs?

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