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mercredi 14 juin 2017

C'est la nature.



Le jour ouvre très lentement son rideau,
Un peu comme au cinéma, lors d’un fond noir,
Et que  l’image apparaît progressivement.
Alors les poutres, le bois de la chambre, le plafond,
Abandonnent l’esquisse de la nuit et émergent à leur tour.
Dehors, tour à tour, les oiseaux viennent donner leur petit concert,
Comme pour nous souhaiter une bonne journée.
Il y a sûrement parmi eux des troglodytes, des pinsons, des bouvreuils, des mésanges,
Mais le ténor va arriver dans quelques minutes.
Je parle de Monsieur le merle, qui tel un rossignol enchantera les arbres voisins de la fenêtre à demi-ouverte.
Pas besoin de regarder l’heure. Tous les matins, ils viennent à intervalles réguliers et ce sont eux qui me la donnent. Ils sont très ponctuels et forment un beau duo avec le soleil qui se lève.
Et puis, il y a toi, à côté de moi.
Je te regarde. Tu es apaisée, ton souffle est fort, tu sembles heureuse dans les bras de Morphée.
Celui-là, je n’en suis pas jaloux. Tu aimes tellement dormir.
J’ai déposé un baiser sur ton épaule nue qui dépasse du drap.
Et puis, il y a ce fer de lance, en plein milieu de mon corps,
Qui attend que tu ouvres les yeux.
C’est la nature.


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