Nombre total de pages vues

vendredi 16 juin 2017

Cadeau du printemps.



Ca s’est passé, tout au début du printemps.

Tous les indicateurs étaient au beau fixe. Les jours rallongeaient. Les premiers signes printaniers commençaient à fleurir : le jaune vif des jonquilles se mariaient déjà avec celui, plus pâle des primevères. Les magnolias, dans les jardins du village mettaient aussi, leur habit de parade, avec leurs grosses fleurs si particulières. Tout cela arrivait, peut être avec une précocité inhabituelle, dûe à un manque de grand froid, cette année là.

On sentait le cœur des gens léger, et leurs pensées tournées vers d’autres horizons positifs, que ceux du long hiver qui avait essuyé tant de pluie et de vent.

Mais depuis quelques jours, le soleil et ses quelques degrés de plus, étaient bien là, et les gens le prenaient comme un cadeau salvateur, pour contrer la misère du moment.

J’étais assis à la terrasse d’un des cafés de la place du village, devenant comme à son habitude, vivante dès que le soleil pointait son nez. Je discutais avec ma compagne, en savourant un des premiers rosés de l’année.

Je ne l’ai pas aperçue tout de suite. Pourtant, elle était assise, presqu’en face de moi, à tout juste trois mètres. Mais dès que mon attention fut attirée par sa présence, mes yeux cachés derrière mes lunettes de soleil, ne pouvaient se détacher d’elle.

C’était une très belle brune, aux lèvres pulpeuses. Le fait de souffler sur sa tasse de café chaud, ne faisait qu’accentuer cet effet. Elle, aussi avait des lunettes sombres, un peu grandes, reposant sur son petit nez. Elle avait décidé de dévoiler son corps, pour profiter de ces premiers rayons de soleil. Ses bras étaient nus, son décolleté profond. Ses jambes, dépourvues de collants qu’elle avait dû jeter à la poubelle, se croisaient et décroisaient, pour mon plus grand bonheur. Sa robe s’arrêtait assez haut sur ses cuisses. Et pour finir ses jolis petits pieds étaient chaussés d’une paire de sandales, sans doute sorties d’un placard qui devait les hiverner.

Un sourire me sortit de mes fantasmes. Malgré mes lunettes noires, elle devait sentir mes yeux posés sur elle. Je le lui rendis. Elle accentua son jeu de jambes, me dévoilant un tissu blanc entre ses cuisses, avant de reposer sa jambe sur l’autre, comme pour fermer la porte.

Ses mouvements si sensuels, frisant l’érotisme, ne faisait que consentir à mon voyeurisme. Nos échanges de sourires aussi. Ma compagne ne s’était pas rendu compte, du moins je le pensais. Elle continuait à converser, ne recevant comme réponse de ma part, des « oui » ou des « non ».
Soudain, ma belle inconnue se leva et se dirigea vers l’intérieur du café. Sa silhouette était tout aussi excitante que le reste. Mais là, elle m’échappait. Je prétextais un passage aux toilettes, et me levais à mon tour.

A l’intérieur les lunettes étaient inutiles, presque handicapantes. Le temps que mes yeux s’habituent à la pénombre, j’apercevais son allure chaloupée, qui balançait ses cheveux sur ses épaules, et ses fesses sous le tissu léger de sa robe.

Dans ce couloir étroit, elle ralentit sa démarche, comme si elle avait senti ma présence derrière elle, comme si tout avait été calculé. Elle se retourna. J’étais tout proche d’elle. Elle me prit le cou pour approcher mon visage du sien. Son parfum aussi m’enivrait. Dès lors, tout alla très vite. Nos lèvres se touchèrent. Nos bouches s’ouvrirent, et je reçus sa langue sur la mienne. Son baiser était profond, fougueux, passionnel. La surprise était totale, mais tellement bonne.

Je sentis en même temps, son autre main, prendre la mienne, pour la guider sur sa cuisse, pour enfin la faire remonter vers ce bout de dentelles aperçu tout à l’heure. Tous mes sens étaient en éveil. Mes doigts glissèrent sous le tissu, à la rencontre de son pubis lisse. Je pris même contact avec ses lèvres gonflées et moites de désir .Sa main à elle, caressait avec délicatesse, maintenant, la bosse qui déformait mon pantalon.

Je ne sais combien de temps cet échange dura. Tout ce que je sais, c’est que sa main rejoignit la mienne sous sa robe légère. Elle la guida, en chemin inverse. Nos lèvres se décollèrent. Puis elle dit :

-Vous êtes accompagné. Moi aussi d’ailleurs. Restons-en là. C’était très agréable.

L’épisode sensuel s’achevait.


Ce qui aurait dû être une profonde frustration, sentiment ressenti au début,  je le gardais comme un cadeau, tout au fond de moi, comme un rayon de soleil dans ma vie, sans rien casser autour. Cette inconnue m’avait offert un moment privilégié, bien enfoui au fond de ma mémoire, et je l’espère, au fond de la sienne aussi. J’aurai bien pu ne rien avoir…..

4 commentaires:

  1. C'est une belle rencontre, comme je les aime, mais certainement très rare! J'aime bien la description que tu fais de cette femme, elle est très excitante. La blonde de l'illustration également!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je savais que c'est ce côté du texte
      qui allait te plaire.
      (je parle de cette rencontre, bien sûr,
      mais, surtout du portrait de cette femme,
      illustrée par cette blonde).
      Je ne sais pas pourquoi....

      Supprimer
    2. Si, tu le sais bien! Tout ce que j'aime. Cette jolie blonde est certainement nue complètement sous sa petite robe noire. Ce que Marianne et moi faisons souvent, quand nous sortons. Surtout ces temps-ci.

      Supprimer
    3. Oui, je le savais.
      Tu commences à me connaître.
      Bise.

      Supprimer